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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 15:57

Comment voulez-vous que les Français n'aient pas l'envie de dégueuler sur toute cette classe politique à l'odeur nauséabonde, cette faune qui empuantit notre quotidien depuis des lustres mais que nous acceptons sans rien dire alors qu'elle bouffe pourtant, et pas qu'un peu, à nos frais. Mais tous autant qu'ils sont, ils auraient bien tort de se gêner puisque beaucoup de citoyens continuent malgré tout de voter, croyant stupidement que le miracle finira par sortir des urnes, sans rien faire. Ah que c'est beau la démocratie! Ainsi, cela fait maintenant trois semaines que ces deux rigolos que sont Jean-François Copé - champion incontesté parmi les "faiseurs"- et François Fillon, se battent pour savoir qui des deux a été élu "démocratiquement" président de l'UMP. Le degré zéro de la politique semble avoir été atteint. Durant les premiers jours, ça a occupé évidemment les journaleux et les petits analystes sans talent de BFMTV, la seule télévision au monde qui serait capable de vous "chier" 15 heures de direct sur un chien qui a mordu une vieille dame avec l'inévitable présentatrice hystérique criant "priorité au direct".

 

Mais depuis, plus grand monde ne s'intéresse vraiment à ce psychodrame qui a quand même permis à Morano de refaire surface, alors qu'elle n'est plus rien, depuis qu'elle a été sortie aux dernières élections législatives, si ce n'est un pitoyable porte-flingue du fumiste en chef Copé. Oh la la, mais quel attelage! Remarquez, c'est comme dans les révolutions, il faut de la "viande" pour les barricades, de la viande qui ne réfléchit pas mais s'enflamme au premier coup de sifflet du chef. Eh bien avec Morano, c'est la même chose. Un coup du sifflet du maître et le roquet se met à mordre, toujours sans réfléchir. Pauvre femme! Louis Aragon n'aurait jamais prétendu que "La Femme est l'avenir de l'homme", s'il avait connu Morano. Certes, il faut bien qu'elle bouffe mais comme on regrette que l'époque ne soit plus à l'exil forcé. Cela aurait au moins permis de jeter la Morano sur un îlot perdu du Pacifique. Oui, je sais, c'est vâche pour l'écosystème de cet îlot. Mais bon, y'a Hulot, le tout nouveau Envoyé Spécial du Président, pour veiller au grain. Et avec Morano sur son îlot, ce serait à n'en pas douter une grandiose "séquence émotion" (à prononcer avec masque et tuba). Décidément, le monde est fou!!!

 

Donc après trois semaines de psychodrame et de discussions qui s'éternisent entre les deux rigolos du moment, personne ne sait encore qui est président de ce truc qu'est l'UMP. Mais après tout, cette grotesque comédie est-elle si étonnante ? Ne fallait-il pas s'y attendre quand on sait que l''UMP est le rejeton d'une famille au passé trouble ? Souvenez-vous, le RPR de Jacques Chirac et l'UDR et l'UNR du temps du Général de Gaulle. Il est vrai qu'à l'époque, ces partis n'avait qu'une idée très approximative de la démocratie. Pas vraiment besoin alors de procéder à des élections pour élire le président du parti. Le chef s'autoproclamait et sa garde rapprochée faisait taire ceux qui auraient osé émettre la moindre critique. Ah c'était le bon temps!!! Celui du SAC (Service d'Action Civique) qui faisait le ménage, quand il le fallait et qui, au besoin, en dispersait certains aux quatre coins, "façon puzzle" aurait ajouté Michel Audiard. C'était aussi l'époque où l'on parvenait à se suicider en se noyant dans quelques dizaines de centimètres d'eau comme le ministre Robert Boulin. 

 

Mais au-delà de ces quelques morts pour le moins "troubles", et dont les derniers témoins encore en vie, qui hélas ont perdu miraculeusement la mémoire, pourraient sans doute éclairer notre lanterne, il n'y avait aucun problème pour élire le président du parti, tout se réglant dans l'arrière boutique, à l'abri des regards de la presse. Certes les Français les plus perspicaces se doutaient bien que cela ne devait pas sentir très bon par moment au sein de ces partis, qu'il devait s'y passer des choses pas très belles et même parfois franchement glauques. Mais des Pasqua et compagnie veillaient à ce que la "famille" reste unie. C'étaient un peu comme dans ces familles où l'oncle Albert a violé sa nièce, l'enfant né de ce crime se retrouvant alors élevé par des parents dont il ne partage aucun gène. On ne dit rien, on s'embrasse, on sourit, l'important étant de ne jamais révéler les secrets de famille. Les avez-vous entendu les Morano, Copé, Fillon, Pécresse ... utiliser le mot famille à longeur de temps lorsqu'il évoque le parti, au point de finir par salir ce si beau mot ? Le pire est de penser qu'en face, au parti socialiste, ce n'est guère mieux. Le passé est également très lourd dans cette autre "famille" où finalement tous les membres importants ne font que se supporter. Ne serait-il pas urgent de se poser la seule question qui vaille : mais à quoi peuvent bien servir les politiques ? Imaginons notre avenir autrement. Ce n'est pas utopique mais juste une nécessité. 


Le Tribun en colère

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Le Tribun en Colère - dans Politique
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