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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 10:52

Résumons l'histoire. Le chef de l'Etat aurait reçu récemment quelque 500 lettres d'anciens exploitants agricoles du département de l'Aisne. Aujourd'hui retraités, ceux-ci lui auraient demandé de revaloriser leur retraite. Précision importante, qui donne toute sa dimension médiatique à cette histoire jusque là banale, ces lettres étaient accompagnées de miettes de pain, histoire de rappeler à François Hollande que "lorsque le plateau est partagé, il ne reste que les miettes pour les retraités", indique Henri Carton, Président des Anciens exploitants agricoles de l'Aisne. Résultat, une plainte aurait été déposée, non pas par l'Elysée comme beaucoup de médias l'ont affirmé un peu vite mais par le parquet de Laon, soi-disant à la demande du parquet de Paris, ce qui reste encore à vérifier. Oh les journaleux, faut pas écrire n'importe quoi, vous qui prétendez toujours vérifier scrupuleusement vos sources. Ou alors il faut croire que les indics ne sont plus ce qu'ils étaient. 

 

Cela dit, Henri Carton a bien été auditionné, lundi matin, durant environ 1 h 30, dans les locaux du commissariat de Laon. On croît rêver! S'agissait-il de miettes d'Anthrax (ah la bonne blague!), voire de miettes explosives (avec ces paysans, on ne sait jamais!), et pourquoi pas de miettes porteuses du virus Ebola (eh oui, ma concierge en est persuadée la pauvrette). Les gendarmes n'ont-ils vraiment rien d'autre à foutre que d'emmerder un agriculteur retraité qui ne fait là que dire la vérité avec une pointe d'humour, mais une vérité qui visiblement dérange, non pas le Président de la République - qui n'a sans doute même pas pu approcher ces miettes impertinentes, ses gardes du corps veillant au grain - mais la justice. Suite à l'envoi de ces 500 lettres, le procureur de la République de Paris qui, lui aussi, semble n'avoir rien à faire de mieux que d'emmerder des paysans retraités, a souhaité en effet entendre les explications et motivations de ces paysans qui ont osé se laisser aller à envoyer des miettes à François Hollande. D'où l'audition de Henri Carton. 

 

Précisons que dans un communiqué de presse, l'Elysée a indiqué que "le courrier adressé au Président de la République ne présente aucun caractère offensant et ne fait qu'exprimer l'inquiétude de ses auteurs sur la question des retraites agricoles". Mais alors, pourquoi le procureur de la République de Paris a souhaité entendre ses agriculteurs retraités ? Serait-il allergique aux miettes, qui plus est des miettes venant de la campagne, ce qui ne serait pas étonnant de la part de ce petit monsieur qui vit sous les ors et les lambris de la répubique, loin du bétail, de la terre ... et des réalité quotidiennes des populations paysannes ? Il est vrai que des miettes paysannes à l'Elysée, cela doit représenter pour lui une véritable faute de goût qui mérite, pour le moins, de donner lieu à l'audition de ces dangereux agitateurs. Imaginez le même type sous le règne de Louis XVI! C'eut été assurément l'embastillement pour ces gueux. Alors certains rétorquent que "c'est la procédure en pareil cas". Avouez que la procédure à parfois bon dos et qu'elle aura permis au passage de "ficher" ce groupe de paysans qui, à n'en pas douter, prépare une insurrection armés de miettes de pain, une première! A quand la "Révolution des Miettes" ? Et dire que la justice prétend vouloir juger!!! Difficile de la prendre au sérieux après une telle histoire. 

 

Le Tribun en colère

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